PlaneFox suit 1 Morane-Saulnier MS 317 en vente et relit chacune des annonces sur les sites de courtiers et de vendeurs qu’il surveille. Les chiffres ci-dessous évoluent donc avec le marché. Tous les chiffres de cette page sont mesurés à partir de ces annonces en direct, et non repris d’un guide de prix publié.
Un Morane-Saulnier MS 317 a une autonomie d’environ 324 nm, soit environ 600 km, ce qui représente à peu près 3 h 27 min en air calme à la vitesse de croisière typique.
Le Morane-Saulnier MS 317 est un biplace d’entraînement et de servitude issu du Morane-Saulnier MS.315, avion français à aile parasol dont le premier vol remonte à 1932. Le MS 317 correspond à une conversion d’après-guerre d’exemplaires existants, principalement avec une motorisation plus puissante, destinée notamment au remorquage de planeurs et à l’instruction. Il conserve l’architecture classique du MS.315, fuselage métallique entoilé, aile haute haubanée, train classique fixe et postes ouverts en tandem. Sa valeur historique tient à son lien direct avec l’école de pilotage française des années 1930 et avec l’aviation de club de l’après-guerre.
Le MS 317 est généralement associé au moteur radial Continental W-670, souvent cité dans sa version d’environ 220 ch, en remplacement des moteurs Salmson moins puissants des MS.315 d’origine. Les performances restent celles d’un avion léger ancien, avec une vitesse de croisière modérée, adaptée à l’instruction, au vol local et au remorquage plutôt qu’au voyage. Les références historiques donnent pour la famille MS.315 et ses conversions une vitesse maximale autour de 100 kt et une autonomie de plusieurs centaines de kilomètres selon réservoirs, régime moteur et équipement. Le plafond pratique publié varie selon les sources et l’état de conversion. Pour tout achat, les données à retenir sont celles du manuel de vol, de la fiche de navigabilité et de la pesée propre à l’appareil.
Le Morane-Saulnier MS 317 n’a pas de cabine fermée au sens moderne. Il offre deux postes ouverts en tandem, avec instrumentation simple, commandes mécaniques et visibilité typique des avions à aile parasol. L’ergonomie est celle d’un avion-école des années 1930, avec accès, protection au vent et confort dépendant beaucoup de la restauration. L’avionique d’origine est minimale. Les exemplaires en état de vol peuvent recevoir une radio VHF 8.33 kHz, un transpondeur Mode S, un intercom et parfois une navigation portable, mais il ne faut pas attendre une suite intégrée de type Garmin G1000 ou Garmin Perspective.
Sur le marché de l’occasion, le MS 317 se positionne comme avion historique de collection, de club ou de remorquage léger, plus que comme avion utilitaire courant. Les points essentiels sont la traçabilité de la conversion depuis le MS.315, l’état de l’entoilage, la corrosion de la structure, les ferrures d’aile, le train classique, les commandes, la disponibilité documentaire et le potentiel moteur du Continental W-670. Les variantes et différences portent surtout sur la motorisation, l’équipement de remorquage, les instruments et les adaptations radio. La rareté rend la valeur très dépendante de l’état de navigabilité, de la conformité réglementaire et de la qualité de restauration.