PlaneFox suit 2 Schweizer 333 / S-333 en vente et relit chacune des annonces sur les sites de courtiers et de vendeurs qu’il surveille. Les chiffres ci-dessous évoluent donc avec le marché. Tous les chiffres de cette page sont mesurés à partir de ces annonces en direct, et non repris d’un guide de prix publié.
Un Schweizer 333 / S-333 a une autonomie d’environ 310 nm, soit environ 574 km, ce qui représente à peu près 2 h 57 min en air calme à la vitesse de croisière typique.
Un Schweizer 333 / S-333 coûte environ EUR 9 651 par mois à exploiter, soit environ EUR 772 par heure de vol avec 150 heures de vol par an.
Le Schweizer 333 / S-333 est un hélicoptère léger monomoteur à turbine, dérivé de la famille Schweizer 300 mais profondément adapté à l’usage professionnel. Développé par Schweizer Aircraft aux États-Unis, il a été certifié au début des années 1990 et produit sous la marque Schweizer, puis sous l’égide de Sikorsky après le rachat du constructeur. Sa catégorie est celle des hélicoptères utilitaires légers à trois places, utilisés pour la formation avancée, la surveillance, les missions publiques, l’inspection de lignes et certains travaux aériens. Il compte parce qu’il combine une architecture simple, un rotor principal à trois pales et le coût d’exploitation plus mesuré d’une cellule compacte avec les avantages d’une turbine.
Le Schweizer 333 / S-333 est équipé d’un moteur Rolls-Royce, anciennement Allison, 250-C20W, une turbine largement diffusée dans l’aviation légère. La masse maximale au décollage est de 2 550 lb. Les performances varient selon équipement, altitude, température et état des composants, mais les données de référence placent généralement la croisière autour de 95 à 100 knots. L’autonomie utilisable se situe souvent dans la zone des 300 nautical miles avec réserves adaptées au profil de mission. Le plafond de service publié est de l’ordre de 13 000 feet. La charge utile est l’un des points à vérifier appareil par appareil, car radios, équipements de mission, intérieurs et carburant influencent fortement la capacité réelle en exploitation.
La cabine accueille généralement un pilote et deux passagers, avec une disposition simple et une bonne visibilité, caractéristique recherchée pour l’instruction, l’observation et les missions de patrouille. L’accès est direct, la cellule restant étroite et fonctionnelle plutôt que luxueuse. L’avionique d’origine est le plus souvent analogique, adaptée aux opérations VFR, avec radios de communication et de navigation conventionnelles. Sur le marché de l’occasion, il est courant de trouver des modernisations comprenant GPS Garmin GNS ou GTN, transpondeur Mode S avec ADS-B, intercom modernisé, indicateurs moteur améliorés et, selon l’usage, équipements de mission spécifiques.
Pour un acheteur, l’examen doit porter sur les temps restants des composants dynamiques, le suivi moteur Rolls-Royce 250, les inspections de transmission, rotor principal, rotor anticouple et commandes de vol, ainsi que la qualité des carnets. Les appareils ayant servi à l’instruction peuvent être mécaniquement sains mais demandent une lecture attentive de l’historique d’atterrissages et de maintenance. Les variantes et évolutions concernent surtout les standards 330, 333 et S-333, les configurations de mission et les mises à niveau avioniques. En occasion, le Schweizer 333 / S-333 se positionne comme une alternative turbine compacte aux hélicoptères légers plus répandus, intéressante lorsque la simplicité, la visibilité et les coûts maîtrisés priment sur la vitesse ou la cabine élargie.