PlaneFox suit 4 Yakovlev YAK-50 en vente et relit chacune des annonces sur les sites de courtiers et de vendeurs qu’il surveille. Les chiffres ci-dessous évoluent donc avec le marché. Tous les chiffres de cette page sont mesurés à partir de ces annonces en direct, et non repris d’un guide de prix publié.
Un Yakovlev YAK-50 a une autonomie d’environ 297 nm, soit environ 550 km, ce qui représente à peu près 2 h 2 min en air calme à la vitesse de croisière typique.
Un Yakovlev YAK-50 coûte environ EUR 2 672 par mois à exploiter, soit environ EUR 293 par heure de vol avec 150 heures de vol par an.
Le Yakovlev YAK-50 est un avion de voltige monoplace conçu en Union soviétique par le bureau Yakovlev. Son premier vol a eu lieu en 1975, avec une production principalement menée de 1976 au milieu des années 1980. Développé pour l’entraînement avancé et la compétition, il a précédé le Yak-52 biplace mais ne doit pas être confondu avec celui-ci. Le Yakovlev YAK-50 se distingue par sa cellule métallique légère, son aile basse, son train rentrant et son moteur radial Vedeneyev, une combinaison typique des avions de voltige soviétiques de cette période. Il intéresse surtout les acheteurs recherchant un appareil historique, énergique et très spécialisé, davantage orienté vers la voltige que vers le voyage.
Le Yakovlev YAK-50 est généralement équipé d’un moteur radial Vedeneyev M14P à neuf cylindres, développant 360 ch. Les performances varient selon l’état de la cellule, l’hélice, les équipements et les modifications, mais une vitesse de croisière typique se situe autour de 140 à 150 knots. L’autonomie pratique est limitée, avec une distance franchissable souvent citée autour de 250 à 300 nautical miles selon les réserves et le profil de vol. Le plafond de service est d’environ 13 000 feet. La masse maximale au décollage est proche de 900 kg, ce qui laisse une charge utile modeste une fois le carburant embarqué. L’appareil est conçu pour la voltige, avec une structure apte à des facteurs de charge élevés, mais son rayon d’action et son emport restent ceux d’un monoplace spécialisé.
La cabine du Yakovlev YAK-50 est monoplace, étroite et fonctionnelle, avec une visibilité adaptée à la voltige. L’espace bagages est très limité, voire inexistant selon les configurations. Les exemplaires d’origine disposent d’une instrumentation analogique soviétique basique, orientée VFR. Sur le marché actuel, beaucoup d’avions ont reçu des radios occidentales, un transpondeur, parfois un GPS portable ou intégré, ainsi que des instruments moteur modernisés. Les suites avioniques intégrées de type Garmin Perspective ou G1000 ne font pas partie des configurations typiques de ce modèle.
L’évaluation d’un Yakovlev YAK-50 doit porter en priorité sur l’historique de voltige, les inspections structurelles, l’état des longerons, des attaches d’aile, du train rentrant et des systèmes pneumatiques utilisés pour certaines commandes. Le moteur M14P, l’hélice, la disponibilité des pièces et la qualité des conversions avioniques sont également essentiels. Les variantes d’usine sont limitées, mais les avions disponibles peuvent présenter des restaurations importantes, des hélices modernes, des systèmes de fumigène, des radios occidentales ou des moteurs révisés. Sur le marché de l’occasion, le Yakovlev YAK-50 occupe une position de niche: moins polyvalent qu’un Yak-52 biplace, mais plus léger, plus pur et recherché par les pilotes attirés par la voltige classique et les avions soviétiques de collection.