PlaneFox suit 1 Yakovlev YAK-55 en vente et relit chacune des annonces sur les sites de courtiers et de vendeurs qu’il surveille. Les chiffres ci-dessous évoluent donc avec le marché. Tous les chiffres de cette page sont mesurés à partir de ces annonces en direct, et non repris d’un guide de prix publié.
Un Yakovlev YAK-55 a une autonomie d’environ 378 nm, soit environ 700 km, ce qui représente à peu près 2 h 24 min en air calme à la vitesse de croisière typique.
Un Yakovlev YAK-55 coûte environ EUR 2 307 par mois à exploiter, soit environ EUR 249 par heure de vol avec 150 heures de vol par an.
Le Yakovlev YAK-55 est un avion de voltige monoplace conçu par Yakovlev en Union soviétique pour la compétition de haut niveau. Le prototype a volé au début des années 1980 et la production en série a principalement couvert la seconde moitié des années 1980, avec la variante Yakovlev YAK-55M introduite ensuite. Il s’agit d’un monoplan à aile médiane, train classique fixe, cellule métallique et moteur radial. Sa place dans le marché tient à son rôle spécialisé: une machine robuste, conçue pour les figures positives et négatives, issue de l’école soviétique de voltige plutôt que d’un avion de voyage adapté à la voltige.
Le Yakovlev YAK-55 est généralement motorisé par un Vedeneyev M14P, radial 9 cylindres de 360 ch, souvent associé à une hélice bipale ou tripale selon les modifications. Les chiffres varient avec la version et l’équipement, mais les données couramment citées indiquent une vitesse de croisière d’environ 160 knots, une autonomie proche de 260 nautical miles et un plafond pratique autour de 13 000 feet. La masse maximale au décollage du Yakovlev YAK-55 d’origine est généralement donnée autour de 1 085 kg, avec une charge utile théorique proche de 230 kg. L’intérêt opérationnel principal reste le taux de roulis, la réponse aux commandes et la capacité à encaisser les charges de voltige, plus que la vitesse de transit.
La cabine est strictement monoplace, sous verrière, avec une position de pilotage centrée sur la visibilité, les repères d’assiette et l’accès rapide aux commandes de voltige. Il ne faut pas attendre une cabine de tourisme: l’espace bagages est très limité, le confort acoustique est sommaire et l’ergonomie dépend beaucoup des travaux effectués depuis l’importation. L’avionique d’origine est simple, avec instrumentation analogique. Sur le marché actuel, de nombreux exemplaires reçoivent une radio moderne, un transpondeur Mode S, parfois un GPS portable ou un petit écran de navigation, mais les suites intégrées de type Garmin G1000 ou Garmin Perspective ne sont pas typiques de ce modèle.
Un acheteur doit examiner l’historique de voltige, les carnets cellule et moteur, les limites de potentiel, les inspections structurales, l’état du train classique, des ferrures d’aile, des commandes, du système carburant et lubrification inversés. Le M14P est un moteur apprécié, mais son entretien dépend fortement de la disponibilité des pièces et de l’expérience de l’atelier. Les différences entre Yakovlev YAK-55 et Yakovlev YAK-55M comptent: le YAK-55M a une aile plus courte et des qualités de roulis différentes. Les améliorations fréquentes incluent hélice composite, système fumigène, avionique VFR mise à jour, harnais récents et rénovation de verrière. Sur le marché de l’occasion, il se positionne comme un avion de voltige pur, souvent moins polyvalent qu’un biplace moderne, mais recherché par les pilotes qui privilégient la compétition, la simplicité mécanique et la personnalité du radial.