PlaneFox suit 3 Robin ATL en vente et relit chacune des annonces sur les sites de courtiers et de vendeurs qu’il surveille. Les chiffres ci-dessous évoluent donc avec le marché. Tous les chiffres de cette page sont mesurés à partir de ces annonces en direct, et non repris d’un guide de prix publié.
Un Robin ATL a une autonomie d’environ 540 nm, soit environ 1,000 km, ce qui représente à peu près 5 h 24 min en air calme à la vitesse de croisière typique.
Un Robin ATL coûte environ EUR 890 par mois à exploiter, soit environ EUR 84 par heure de vol avec 150 heures de vol par an.
Le Robin ATL est un avion léger biplace conçu par Avions Pierre Robin en France comme appareil économique d’école et de club. Son premier vol date de 1983, avec une production principalement au milieu et à la fin des années 1980. Il se distingue dans la gamme Robin par son positionnement très léger, différent des DR400 à quatre places et des HR200 plus puissants. Sa formule est simple : aile basse, train tricycle fixe, deux sièges côte à côte et exploitation VFR à coût contenu. Pour un acheteur, son intérêt tient surtout à son faible besoin en puissance, à sa sobriété et à sa vocation de formation de base ou de vol local.
Les performances varient selon la motorisation et l’état de cellule, mais un Robin ATL se situe généralement autour de 80 à 90 knots en croisière. L’autonomie pratique est souvent de l’ordre de quelques centaines de nautical miles, selon les réservoirs, la charge et la réserve retenue. La masse maximale au décollage est d’environ 580 kg sur les versions courantes, avec une charge utile typiquement proche de 200 kg, à vérifier appareil par appareil. Le plafond pratique est généralement annoncé autour de 10 000 feet. Les premiers exemplaires ont reçu le moteur JPX PUL 212 de 60 hp, tandis que certaines machines ont été équipées ou remotorisées avec des groupes plus puissants, notamment Limbach, selon les certificats et dossiers de modification.
La cabine accueille deux occupants côte à côte, avec une planche de bord simple et une visibilité adaptée à l’instruction et au vol local. L’espace et la charge disponible imposent une gestion attentive du carburant, des bagages et du poids des occupants. L’avionique d’origine est généralement analogique et orientée VFR : badin, altimètre, variomètre, horizon selon équipement, compas, radio VHF et transpondeur ajoutés ou modernisés au fil du temps. Il ne faut pas s’attendre à une suite intégrée de type Garmin G1000 ou Garmin Perspective sur un Robin ATL d’origine. Les mises à niveau fréquentes concernent plutôt une radio 8.33 kHz, un transpondeur Mode S, un intercom moderne et parfois un GPS compact certifié ou non certifié selon l’usage.
Sur le marché de l’occasion, le Robin ATL se positionne comme un biplace VFR économique, souvent comparé à des avions de club légers plutôt qu’à des avions de voyage. L’examen doit porter sur l’historique moteur, les temps cellule, la conformité des modifications, l’état du train fixe, des commandes, des verrières et de la documentation de navigabilité. La disponibilité des pièces et le suivi des moteurs moins courants, en particulier JPX, méritent une attention particulière. Les exemplaires les plus attractifs sont ceux dont l’entretien est bien documenté, avec avionique récente, radio conforme, transpondeur à jour et dossier clair de remotorisation le cas échéant.